Traversée #7 - Fin

A un moment, il faut se prendre entre quatre yeux, ceux du corps et ceux du dedans, et arrêter de regarder l’ego spirituel avec l’ego quand même.

Kenneth Wapnick signale très bien ce danger de regarder l’ego avec l’ego, au lieu de voir dans la lumière de l’Esprit ou du Christ, et perdre ainsi de vue la Lumière et la Splendeur qui est, que nous sommes...

Chacun-e est unique mais cela ne fait pas de nous pour autant des cas particuliers.

(20 juillet 2017)



Traversée #6 - Mesure, Bienveillance, Pardon

"Le Très-Haut est démesurément au-delà de toute mesure, nous le savons. Pourtant un cœur humain est capable de l’enclore entièrement." Angelus Silesius (merci Marie Liebe)

Faites ce pari.
S’il vous plaît faites le pari de votre profonde bienveillance.
Et tenez-le. Tenezn-le ici et maintenant, avec les humains.
C’est notre nature, notre essence.

Ne sabrez pas toutes vos belles inspirations et aspirations à coup de jugements moisis.
Le Nouveau vient de l’Esprit et va vers l’Esprit.
Remplacez Esprit par Amour, Paix, Dieu, comme vous voulez.
C’est démesuré, hors de toute mesure.

L’essence de notre nature est bienveillance.
Elle est infinie.

Emmenez vos tristes enfants intérieurs sur les terres de la bienveillance, de la douceur.

Regardez comment ça fait : vous ressentez un peu d’amour, pour un être, un lieu, une situation, peu importe, vous êtes alors en état d’amour, même un tout petit peu, ce n’est pas la quantité qui compte, ni la forme, c’est le Vrai… cet état d’amour ouvre un peu de paix en vous, c’est si bon… alors la douceur vous vient, douceur avec vous, avec l’autre, avec le coin de jardin, avec un souvenir, l’envie d’être doux pour maintenir cette paix qui vient de l’amour… vous avez naturellement envie de recommencer cette boucle... et le pardon commence alors humblement son travail alchimique, un pas après l’autre, il s’impose et libère… et on recommence… encore… et encore… une fois par jour, et puis dix, et puis vingt, et puis mille, un jour après l’autre, et puis dix, et puis vingt, et puis mille... Là sont les retrouvailles.

"Quand un esprit n’a que la lumière, il ne connaît que la lumière." (UCEM)

Voilà comment ça marche.
C’est tellement simple.

(20 juillet 2017)



Bonté

"La plupart des hommes craignent la bonté, comme les oiseaux de nuit craignent une trop grande lumière. Ils ont besoin de pénombre pour se travestir, porter des masques et se mentir à eux-mêmes. La bonté les dérange parce qu’elle leur semble si peu humaine, plus proche de l’ange que de l’homme. Souviens-toi que la bonté n’est pas une faiblesse de l’âme, ni une pleurnicherie sur l’épaule de ton frère. Comprends la puissance de la bonté, son pouvoir infini. Quand elle paraît, la bonté arrache les masques et dénude les cœurs. Le guerrier qui porte l’arc de sagesse l’utilise comme une flèche de feu."

Sagesse amérindienne

(merci Lise Gallois)

(19 juillet 2017)



Spiritus

Trois choses :
Il y a des Esprits dans la Nature.
Il y a une Âme dans la Nature.
Il y a une Intelligence dans la Nature.

Il y a des Esprits dans la nature parce que tout dans la nature, chaque élément, a sa propre beauté particulière. Son propre droit d’être, sa place et sa propre valeur.

Il y a une Âme dans la Nature parce que “l’âme” n’est pas quelque chose à l’intérieur de notre tête, ni même dans nos coeurs… non, c’est aussi "entre" nous.

Entre vous et moi, entre nous et notre environnement, entre toutes les choses. C’est quelque chose de partagé.

Il y a de l’Intelligence dans la Nature parce que la Nature a sa propre conscience. C’est une conscience supérieure. Elle pense. Et ses pensées sont complexes.

Quand nous sommes bloqués dans notre tête, nous ne pouvons pas l’observer.

Lorsque nous sommes coincés dans nos petites histoires, nous ne pouvons pas parler avec.

Mais cela ne veut pas dire que ce n’est pas là.

Apprenez à parler à cette intelligence dans la nature.

Cherchez la grande Âme en tout et "entre" tout.

Reconnaissez que tout être vivant a son propre esprit, mais aussi tout être non-vivant, les cailloux, les rivières, le vent, ainsi que les Plantes et Animaux.

Ensuite, vivez dans cette beauté qui est un univers enchanté.

Bonne journée à toutes et à tous !

Willem Harman

(Enseignement sur le rêve et autres merveilles : infos sur le site de Willem.)

(17 juillet 2017)



Traversée #5bis - Fermeté (retour)

Ah aha aha ah... suite de l’énergie "fermeté"... c’est vraiment génial !! Depuis que je mets des petits partages et des traversées ici je reçois des "réactions" en privé... Et je suis toujours si émerveillée de voir la demande latente de "jouer au gourou", la demande de "conseil" ou l’envie de me "conseiller". C’est hyper flatteur et surtout très drôle.

Exemples. Tu ne veux pas mettre tes messages en video les gens regarderaient plus ? Je voudrais t’organiser un atelier dans le sud, tu veux ? Pourquoi ne pas dire carrément d’où vient ton inspiration ? Arrête de te cacher, allez vas-y !

Mais zut à la fin. :-D

Je suis en pleine exploration et ça prend tout mon temps. Je vais ni vite ni lentement, je vais à mon rythme. Je cherche l’authentique plus que la reconnaissance vous voyez ? Je suis de plus en plus endormie au monde dit réel et vive au monde dit spirituel, goûtant la saveur des noces entre ces deux pôles qui fondent, eux aussi, comme neige au soleil. Je ne peux plus RIEN faire comme avant. Alors je fais comme je sens. Tout est important et plus grand-chose en même temps, vous voyez ? Je vis dans la beauté et l’harmonie, c’est fou. Bref, je suis bien et j’aime me sentir en lien avec les gens dans tout ce qui est échangé de bon coeur. Émerveillement de la pluralité des fréquences, des expériences.

Alors oui, c’est vrai, il se passe des choses très fortes et je n’en tire aucune conclusion ni ne me sens investie de rien d’autre que la confiance partagée.

Alors ce désir de gourou (de chef, de parent...) se loge dans des trucs hallucinants, notamment ce besoin d’être approuvé-e/validé-e/vu-e par celui/celle qui "sait".

Allô ?!
Cela signiefierait que parce que je vis 2 ou 3 trucs magnifiques je serais quelque chose comme "mieux" qu’un-e autre et que, depuis là, je partage "mon achèvement", "ma réalisation", "mon éveil".
La vache !!!
Mais c’est pas du partage ça, c’est des graines de dogme.
Et du dogme, en fait, on en veut. On veut toute cette sagesse pré-pensée, ces règles de vie, ces conseils relax qui remplacent les vieilles lois, tout ça pour se sentir un peu mieux en surface et s’éviter d’aller vraiment au fond, au bout ou à l’envers du truc par nous-même, avec nos propres forces, jusqu’au bout, là où il n’y a vraiment rien à craindre du tout, du tout.

Ainsi, en parlant de fermeté hier dans un accompagnement, j’ai bien senti que ça ne passait pas du tout parce qu’on était dans la zone de confort du "guide-moi, soutiens-moi, rassure-moi sur mon image spirituelle."

J’ai dit ce qui était là avec un max de précautions bien sûr. C’est toujours si délicat un humain... Je me suis dit aïe aïe aïe + confiance, confiance, confiance...

Et voici ce qui vient d’arriver :
"De notre échange d’hier, après les remous de l’ego qui se sentait morigéné, tancé, remis à l’ordre, traité comme un gamin :)))... est resté comme une pépite, l’invitation à être ferme. Avec écoute et tendresse, en se posant la question : "Qu’est-ce que ce serait l’Amour, là juste maintenant, pour moi, pour mon corps, mon état d’être, mon âme, la guérison ?"

Au-delà de l’ego et ses susceptibilités dérisoires, attendrissantes mais aussi redoutables au regard de l’enjeu présent, l’invitation que tu fais passer me rencontre en profondeur et bouscule mon image !

Je vois la complaisance, ô combien ! et cette difficulté à repérer les vieux mécanismes de séparation, un fond de tristesse voire mélancolie, de solitude, de manque... pas très décelables car mêlés à l’être comme le lait et l’eau, comme un second plan de tableau qu’on finit par ne plus voir ni sentir ; devenu une habitude, une seconde nature mais je ne le vis plus comme un déterminisme ou une fatalité immuable. Maintenant, je le vois, ça se décante, ça va aller."

J’en suis bien évidemment au même point.

Love.

(17 juillet 2017)



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