Un mot de G. Anders

Je viens de recevoir deux livres bien lourds, denses, encore un coup de poing à l’estomac et au cerveau... Je lis, j’arrive, je vous en parle bientôt.

Le premier sur les Nanotechnologies par Roger Lenglet, paru chez Actes Sud, dont le précédent livre sur le mercure des plombages dentaires et les neurotoxiques était déjà costaud.

Le second sur le nucléaire par Jean-Jacques Delfour, chez l’Echappée, un philosophe qui s’est mis à questionner la chose après Fukushima.

Pour le plaisir, je vous mets une des citations d’ouverture : "La seule tâche morale décisive aujourd’hui consiste à éduquer l’imagination morale, c’est-à-dire à essayer de sumonter le ’décalage’ , à ajuster la capacité et l’élasticité de notre imagination et de nos sentiments à la disproportion de nos propres produits et au caractère imprévisible des catastrophes que nous pouvons provoquer, bref, à mettre nos représentations et nos sentiments au pas de nos activités." Günther Anders, L’Obsolescence de l’homme.

Günther Anders, pour ceux qui ne connaissent pas, est un penseur allemand des années 60-70 ayant écrit sur le nucléaire et la bombe atomique. Je vais du coup me replonger dans la pensée du seul intellectuel qui se soit intéressé humainement à l’époque au largueur de bombe à Hiroshima et Nagasaki. Si je me souviens bien, selon lui la peur du peuple sous la menace de la bombe allait créer une action créatrice éclairée. Il semble que cela ne marche pas.