Traversée - Pentecôte

L’esprit Saint en nous sait le chemin. Il prend parfois des allures étranges mais il est su, et sûr. C’est un des sens de la Pentecôte.

C’est un jour, une époque en réalité, pour ne plus nous chercher de chef, de père ou de référant, un temps pour nous laisser élever simplement par le presque rien d’une flamme sacrée qui nous traverse avec amour et nous fera aller dans le monde, deux par deux bien souvent, pour témoigner du temps des grâces qui n’a ni commencement, ni fin.

Je forme le voeux que toutes les blessures et réticences anciennes liées au "religieux" fondent dans le Tout Amour du sacré à l’oeuvre en et par nous tous à chaque seconde. Ce n’est rien d’autre que la Vie et ce que nous appelons "spirituel" ou "sacré" n’est là parmi nos mots que pour nous en rappeler la grandeur.

En ce sens, et en ce sens seulement, nous sommes grands, nous sommes puissants, nous sommes inspirés et inspirants, en laissant passer par nous ce qui nous dépasse et nous relie de toute éternité. Un jour après l’autre. Une heure après l’autre.

Ne craignons ici ni abus, ni relents de fausseté : les siècles ont fait leur travail pour le meilleur en nous. Si d’autres font le choix des refus, des luttes, des séparations et affrontements, très bien mais nous sommes plus vastes que leurs choix, nous nourrissons ces plaies d’amour, inconditionnel ou conditionnel peu importe, il en restera toujours quelque chose.

Pas plus. Mais pas moins.

Paix.