Parcours Olivier

Tour à tour, garçon de restaurant, barman, imprimeur, cuisinier, guide naturaliste, chauffeur de limousine, facteur, animateur environnement ; vous pourriez dire que j’ai touché à presque tout.

Cet éclectisme, ces différentes vies, m’ont, pendant une longue période, détourné de l’écologie, la défense des animaux, l’amour de la nature. En bref, tout ce qui correspondait à ma première source d’intérêt. J’en veux pour preuve les plus lointains souvenirs que j’ai en mémoire sur ces sujets : a) Ressentir une souffrance en voyant à la télévision de grands arbres être abattus par l’homme. La scène devait se dérouler en Amazonie (déjà !). Me souvenant très clairement de la maison où mes parents, mon frère et moi habitions à cette époque, j’en ai déduit que je devais avoir alors cinq ans. b) Etre bouleversé après avoir vu sur la première page d’un quotidien, la photo d’une éléphante massacrée pour son ivoire. Un terrible méfait, hélas encore trop souvent répété aujourd’hui. Mais ce qui avait déclenché tant de pleurs en moi, m’empêchant de m’endormir le soir venu, c’est que l’éléphante dont il est question ici, portait un bébé arrivé presque à terme. J’avais alors huit ans.

Les aléas de la vie m’ont permis d’exercer, on l’a vu, de nombreuses occupations. De beaucoup voyager aussi. Durant une longue période, trop longue peut-être, j’avais, du même coup, décroché de ce qui fait véritablement vibrer mon for intérieur.

Mon activité de guide naturaliste en Australie, devait être le principal événement qui allait , en quelque sorte, "me remettre sur les rails." J’ai vécu sur ce continent pendant douze ans, dont huit à travailler comme guide naturaliste. Principalement dans les environs de Cairns et Daintree au nord-est du Queensland, puis en Tasmanie dans le parc national de Cradle Moutain, ensuite dans la région de Broome et des Kimberley au Nord de l’Australie occidentale.

Suite à un divorce, je décidais de retourner vivre dans mon pays natal, la France, le plus beau pays du monde ! Là, fidèle à mon habitude, j’ai exercé différents métiers, tout en participant, en tant que bénévole, à deux chantiers d’éco-construction. Tout d’abord au Hameau des Buis, un village écologique en Ardèche, dont l’instigatrice est Sophie Rabhi, fille de Pierre Rabhi, le grand écologiste et humaniste. Le deuxième projet d’éo-construction auquel j’ai participé est celui de Greenfriends France, association chapeautée par le mouvement d’Amma, le gourou indien qui est à ma connaissance, la seule figure spirituelle contemporaine ayant un discours aussi insistant et engagé quant à la préservation de l’environnement.

J’ai aussi été employé comme responsable des activités pour le Parc Alpha, un parc à loup situé dans les Alpes-Maritimes. Simultanément j’ai fait du bénévolat dans le parc national des Abruzzes en Italie, pour le compte de l’association A pas de loup.

A coté de cela, j’ai participé à la création d’une association loi 1901 ayant pour but d’éduquer à la préservation de l’environnement. Vaste sujet ! Ma principale activité au sein de cette association a été d’organiser en 2007 et 2008, un marché nature et bien-être dans le village de Clans. Ce marché comprenait une quinzaine de stands. L’association « Bien-être et Ecologie au Vallonnet » avait aussi pour but de faire découvrir différentes pratiques spirituelles liées au monde de la nature.

J’ai, ensuite, travaillé sur un chantier de jeunes à la construction d’un Batant, un cuiseur solaire imaginé par Eerik Wissenz et Baptiste Lavigne sur le modèle de la Vesta diffusée par le Projet du Feu Solaire. Eva, Eerik et moi-même avons été parmi les membres fondateurs de cette association. Un résumé de la construction de ce cuiseur solaire est paru dans l’ « Encre Verte » (n° 48, Oct. 2009), magazine publié par le réseau Ecole et Nature.

Malgré toute ces activités, je n’ai pas réussi à me ré-adapter au style de vie hexagonale. Je suis de retour en Australie, depuis peu de temps, pour un nouveau départ et avec plein de projets en tête.

La crise écologique actuelle, que je voyais depuis tout petit se profiler à l’horizon, me fait passer, comme vous avez pu le constater en lisant ces lignes, le plus clair de mon temps à lire, me documenter, parler, écrire et agir sur le sujet.

Ma modeste participation à NaturalWriters fait maintenant partie de ce quotidien .

(Hiver 2010)

1 Message

  • Parcours Olivier 24 mai 2010 01:04, par Mère d’Olivier

    Merveilleux texte. Je me souviens très bien de toute sa profonde peine quand de magnifiques arbres ont été abattus et surtout cette éléphante ... j’ai toujours ressenti la même chose et j’en suis encore bouleversée. Je le comprends d’autant mieux que je suis sa mère. Je suis très fière de lui.
    Si les Anges existent, je leur demande de lui donner un bon coup de main... non seulement à Olivier mais à vous tous qui luttez si vaillamment pour notre Mère la Terre.